Les Pirates Des Caraïbes


 
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 Les éclats des ombres

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Charlotte de Berry
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MessageSujet: Les éclats des ombres   Ven 17 Oct - 19:55


    Ses lèvres noires avaient quelque chose de sarcastique, dans leur tracé figé.
    Aurait-il ri, s'il le pouvait encore ? Ses grands yeux verts auraient-ils pris cet éclat terrifiant qu'elle y avait déjà vu auparavant ? Qu'aurait-il fait de ce grand corps décharné ? Son visage terni par l'abus d'alcool serait-il passé d'indifférent à furieux ? Et elle, qu'aurait-elle fait s'il s'était approché finalement ? Rien, comme d'habitude, sans doute... Mais, ce soir, elle agitait entre ses doigts fins une fiole de cristal vide de moitié. Le reste de sa liqueur teintait la bouche moqueuse du mort à ses pieds. De son vivant, son mari ne s'était jamais trouvé aussi bas auprès d'elle. Elle tirait de cette vision pitoyable une satisfaction acerbe, qui, pourtant, semblait l'apaiser. Mais pourquoi fallait-il que, même dans la mort, il ait l'air de la narguer sournoisement ? Il était raide, mais concervait cette attitude horripilante d'homme sûr de sa force. Elle aurait arraché les yeux du cadavre avec ses ongles, si cela avait pu effacer de sa blême figure cet air profondément moqueur... Mais cela n'y aurait rien changé. Il serait resté imperturbablement cynique. Ses yeux caves semblaient vouloir murmurer des propos qu'il aurait volontiers sussurré à l'oreille de sa jeune épouse. Le pauvre ne le pouvait pas, mais c'est pourtant avec effroi qu'elle crut comprendre le message motifère qui tentait peut-être de lui faire passer : "Tu me le paieras..."


    La nuit avait quelque chose de suffoquant qui avait tiré la jeune femme de sa cabine à une heure avancée. Qu'importe le fait qu'il pleuve, tout vallait mieux que ce cauchemar fatal et que cette atmosphère peusante qui régnait dans la pièce du navire qu'elle occupait. Elle aimerait ne plus jamais avoir à dormir, pour ne pas refaire ce genre de rêve détestable. En s'embarquant sur le C like Chasm, elle avait décidé d'oublier son passé, et de repartir à zéro dans la vie. Mais comment serait-ce possible, si ces souvenirs la hantaient toujours ? Si, même dans la retraite intime du sommeil, les ombres du passé ressurgissent, comment trouver le repos ? Impossible, et c'est pourquoi la jeune femme cherchait depuis quelques temps, et avec application, le meilleur moyen de ne plus être fatiguée. D'ailleurs, ces rêves étaient stupides, car ils ne reflètaient pas la vérité. Son mari n'avait jamais rien eu de terrifiant, de son vivant. Il était plus le genre d'homme pour qui l'on éprouve de la pitié, à vrai dire. Il aurait voulu avoir des opinions politiques, mais n'entendaient rien aux débats dans les salons, il aurait voulu être bon cavalier, mais le moindre piaffement de la part de sa monture l'effrayait au plus haut point, il aurait souhaité être raffiné mais n'était que ridicule. Même Charlotte l'avait toujours regardé avec cette pointe de mépris avec laquelle les gens de son entourage le regardaient depuis sa plus tendre enfance. Il était empoté, simpliste, et errait sans but. Il n'avait même pas la noblesse de coeur suffisante pour faire penser à certains héros des tragédies classiques. Sans doute, quelqu'un de charitable aurait été compatissant à son malheur, et peut-être même que Charlotte, en tant qu'épouse, aurait dû tenir ce rôle. Mais, elle, c'était une passionnée. Elle détestait l'indolence de son époux, ses aspirations à une vie banale et bien rangée, ses désirs d'amour doux et placide. D'ailleurs, les seules fois où elle lui avait trouvé un tant soit peu de charme, c'était lorsque, ivre, il rentrait la nuit et brisait tout sur son passage. L'ennui, c'est qu'il avait voulu la briser elle aussi, et c'est ce qui lui avait coûté la vie, à ce malheureux...
    Quoiqu'il en soit, il avait toujours été trop faible et trop peu volontaire pour éprouver le désir de se venger, donc, les rêves qui poursuivaient Charlotte n'avaient ni queue ni tête. Pourtant, ils la glaçaient d'effroi... Le mieux était sans doute de ne plus y penser...

    La veille, elle avait trouvé deux nouvelles personnes pour accroître son équipage. Monsieur du Murmure lui avait bien dit que l'on trouvait souvent des volontaires, à Tortuga. Il avait eu raison, une fois de plus...
    Ainsi, Zack Sliver et Sybille Sullivan étaient montés à bord du C like Chasm dès que possible, puis ils avaient tous quitté l'île de la Tortue à bord de ce navire marchand si cher aux coeur de la capitaine.
    Cette dernière se tenait à présent sur le pont arrière, accoudée à la ballustrade, le regard noyé dans les flots sombres. C'était cette place qu'elle aimait le mieux sur le navire, sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi. Un vent léger poussait les gouttes de pluies, peu épaisses, vers le visage de la jeune femme, qui n'avait pourtant pas l'air de sentir le froid de l'eau sur elle. Tout était calme, et noir, et rien ne semblait décidé à venir briser l'ambiance douce qui s'installait peu à peu. Charlotte se demanda vaguement si ces moments d'intense inactivité arrivaient souvent, sur ce genre de navires, et cette question l'amena à se demander ce qu'elle considérait comme être de l' "action". Avant qu'elle n'ait eu le temps de trouver une réponse à ctte interrogation interne, lui parvint du nid-de-pie la voix sonore du guetteur, qui annonçait que le navire s'approchait de la "terre". Mademoiselle de Berry fronça les sourcils en se demandant si c'était pour créer un suspence qu'il ne précisait pas de quelle "terre" il s'agissait. C'était réussi, si tel était le cas car, même sous les rayons blanchâtres de la lune, ce qu'elle pris d'abord pour un rocher géant ne daigna évidemment pas déclarer son identité. Il aurait fallu que Charlotte soit déjà venue en ces lieux, sans doute, pour savoir que ce qu'elle observait n'était autre que le Fort de Port Royal.

    - Je voudrais que nous nous arrêtions-là un moment, dit-elle en se tournant vers le gouvernail.

    C'était justement monsieur Sliver qui conduisait le navire, et c'est donc à lui que parvint la demande de sa capitaine.
    Celle-ci s'approcha de lui, quittant son poste d'observation.

    - Nous le pouvons, n'est-ce pas ?

    Et elle fut terriblement étonnée de s'appercevoir qu'elle avait une intense envie qu'il lui réponde que c'était possible. Elle voulait retourner un moment à terre, et peu importait le nom de cet endroit.
    En fait, il s'agissait peut-être d'une inconsciente superstition, car, ce soir, cela faisait très exactement quatre mois qu'elle avait tué son mari, et peut-être que de se trouver en mer par une si mauvaise augure ne lui plaisait pas trop, au fond.
    Néanmoins, elle avait l'air parfaitement calme, et réussit même à faire se dessiner un demi-sourire au coin de ses lèvres, qu'elle adressa non pas à monsieur Zack, mais plutôt à la masse sombre que formait Port Royal au dessus de l'eau.
    Ses yeux noirs avaient à cet instant quelque chose d'ardent car une flamme venait de s'allumer au fond de sa prunelle sombre. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était d'oublier...
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Lahanïr Fourchelangue
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Ven 17 Oct - 21:36

[ Mon style d'écriture tranchera bien du votre , chère Mademoiselle de Berry ]


A quoi bon résister ? A quoi bon lutter contre une chose essentielle ? Je ne savais pas mais , quelque chose me disait de ne pas sombrer dans le sommeil ! Un drôle de sentiments m'empêcher de fermer l'oeil . Pourtant , j'en avais envie , oh que oui j'en avais envie . J'avais beau me retourner dans tous les sens , rien n'y faisait . Même si tout était la pour passer une bonne nuit de sommeil , hublot entre ouvert , toute bougie éteintes une force mystérieuse tenait éveillé . Il serait bon pour moi d'aller prendre l'air , peut être cela me calmerais un peu , la mer avait ce don de m'apaiser quand il le fallait , ce léger balancement capable d'essuyer bien des peines ... ou d'accentuer la mélancolie . J'enfilai ma tunique de cuir , avant de quitter ma chambre , direction le pont principal d'où provenait quelques bruits , sûrement mes matelots qui se divertissé après une dure journée de labeur .

N
ous étions en plein milieu de nulle part , d'après la carte a moins de deux jours de port Royal ! L'Alcadizzar avait quitté il y a de cela plusieurs jours Bonaire , les cales pleines de vivre , un îles Hollandaise des Caraïbes , j'avais rencontré las bas le Capitaine Wilheem ! Un grand homme , même si , au premier regard je lui aurais volontiers envoyé mon point dans sa petite gueule de vieux noble snobinard ! Mais beaucoup de gens affirment que seul les idiots ne changent pas d'avis , et pour tout dire je suis de leur avis . A présent l'Alcadizzar errer sur les flots à la recherche de plusieurs petits vermines pirates à dévaliser , le pavillon Hollandais fièrement brandi !

Quelques pas plus loin je fus sur le ponts , là , une dizaine de marins joué au dès . Je n'avais jamais vraiment compris ce jeu , a quoi bond lancer des dès ? Autant jouer à Pierre Feuille Papier Ciseaux , cela ne demandé rien comme matériel . Enfin il y a sûrement d'autres choses plus intéressantes sur lesquelles focaliser mon attention . Ahhh ! Putain qu'es ce que ça fait ! Cette corde , elle , méritait sans doute plus d'attention . J'étais face contre sol , les pieds emmêlés . Pourquoi faut-il que des choses comme celle la arrives quand les matelots son présent , ça va encore donner une bonne image de moi ça ... super ...

Ha qu'ils sont adorables mes matelots ! Ils ont accourus m'aider a me relever ! C'est certes très gentil mais , assez rabaissant au fond . Je ne suis pas un assisté , j'aurais très bien put faire cela moi-même . Enfin , il ne faisait sans doute pas cela pour me blesser . Ils me redressèrent rapidement en me lâchant quelques moqueries bonnes enfants . Avant que j'eusse put les remercier l'un d'entre prit s'adressa à moi , sourire aux lèvres , paire de dès à la main !


Matelots : " Une petite partie Capitaine ? Allez , une petite sans enjeux ! "

Pourquoi pas après tout ? Je lui rendis son sourire le laissant deviné que c'était d'accord . Je me rendis alors , en leur compagnie , sur le bon central où la partie débuta ! Il lança c'est dès , un cinq et un quatre ! Pas mal , il serait dur de faire mieux . Je récupère les dès au sol , m'enfonçant au passage une écharde dans le doigt . Je ne dis rien pour éviter de me faire une nouvelle fois remarquer et commence à secouer les dès . Je me prend au jeu , etles embrasses avant de les faire rouler au sol . L'écharde me faisait mal , mais celle-ci ne tarda pas à quitter mon doigt tiré par mes ongles ! Alors qu'ai-je fait ? Un 1 et un 2 ... décidément ce n'est pas ma chance ! Mon adversaire me tape sur l'épaule , un petit air arrogant , sans pour autant être déplaisant , au visage tout en lâchant une petite moquerie qui me fit rire autant qu'eux .

De la calle : " Et merde c'est quoi tout s'foutoir ?! "

Mais il est fou lui ? On faisait pas trop de bruit , il y avait déjà eu bien pire ! Il ferait bien de se rendormir ce malade . Les hommes qui me tenait compagnie se levèrent et se dirigèrent vers la calle , l'air curieux , apparemment ce n'était pas nous la cause de cela ! Je me levai a mon tour pour aller a voir , que pouvait il bien ce passer ? ...


De la calle : " Putain c'est quoi cette flotte ? "

Je fut rapidement dans la cale , de l'eau partout , partout a terre ! Et merde ! La chance m'a complètement abandonné ce soir ! Apparemment l'eau provenait de la salle des provisions , j'avançais à pas déterminés vers la pièce en question ... Les barils c'était éventré sous la pression , il n'en restait que trois , même pas de quoi tenir deux jours ! Quelle poisse ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé une nuit assez contrariante ! L'eau tombé au sol était imbuvable a présent ..

Il fallait a tout prit faire le plein de ressource , enfin la nourriture ne manquait pas , mais l'eau elle ... La ville la plus proche était port Royal , c'était donc notre destination . Je sonnai la cloche , pour réveiller les matelots avant de retourner sur le pont où mes corsaires ne tardèrent pas a me rejoindre ! Nous prendrons la direction de Port Royal , pour nous ravitailler en eaux , avec les vents favorable nous y seront bientôt , un peu moins de deux jours ...


Lahanïr : " Cap a Tribord , en route vers Port Royal ! Allez on s'active ! "
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Sao Feng
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Sam 18 Oct - 14:04

Le soleil était superbe. La mer était d’un bleu azur, le ciel était dégagé … Mais le navire qu’était le Red’s Corsairs était dans un état déplorable. Après avoir traversé une des pires tempêtes de toute les Caraïbes, le Capitaine Feng avait réussi à sauver son navire, non sans mal d’ailleurs. Le navire était cassé de partout, et avait de nombreux trous dans la coque. Des réparations devaient être faites, mais ils étaient trop loin de Tortuga … Le port le plus proche était celui de Port Royal. Il fallait changer les voiles, ainsi que le drapeau du navire. Car si l’un des Pirates les plus dangereux de tout l’Océan Indien et Pacifique venait aux Caraïbes, cela ferait désordre. Heureusement que les informations mettaient des jours, voir des mois à venir. Et puis, il n’avait pas encore rencontrer la Compagnie des Indes, mais la Marine Hollandaise … Finalement, les ordres fusèrent, comme les coups de fouets. Sao Feng donna ses ordres, et avec une précision digne de l’armée, les Matelots répondirent. Les voiles n’étaient plus rouges, mais noirs, et le drapeau était un drapeau marchand de Singapour. Après tout, ce n’était pas forcément faux … Le navire fît voile vers Port Royal, il arriverait sans aucun doute dans la nuit … Sans un bruit, le navire navigua, majestueusement.

Les Singapouriens étaient sur le pont, travaillant et/ou ripaillant. Les ordres fusèrent, et les Asiatiques répondaient par la sueur de leurs fronts. Les coups de fouets étaient distribués, souvent injustement. Le Chinois était content. Son navire allait à une vitesse normal, et bien qu’en mauvais état, il avait une allure … De Prédateur. Oui, c’est ça. Un gigantesque prédateur aux voiles rouges, voguant sur les flots et les courants de tout les Océans connus … Une légère brise caressa le visage abîmé de Sao Feng, apportant une douce odeur de sel et de fraîcheur. C’était sans aucun doute l’une des choses qui ne ferait jamais regretter Sao d’avoir fait le choix de la piraterie et de la navigation. Se retournant, il traversa le pont, grouillant d’activité. Rentrant dans sa cabine, il fît appeler son Quartier-Maître ainsi que le Maître d’équipage.


- 親愛的先生們,當我們到達在皇家口岸時,我想要我們的船是學科模型。 第一位水手城市的規則在沙子海島將完成他的生活… 我清楚?(Messieurs, lorsque nous arrivons à Port Royal, j'aimerais que notre navire soit un modèle de discipline. Le premier matelot enfreignant les règles de la ville finira sa vie sur une île de sable ... Suis je clair ?)

Les ordres étaient donnés. Dans la soirée, le Red’s Corsairs serait un simple navire commerçant de Singapour …
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Zack Sliver
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Dim 19 Oct - 21:08

[HRP : Désolé du retard =/ ]

Joli bois. Quelque peu usé mais il avait quelque chose de… hum… vivant dirons-nous. Il avait vécu, vu et subi des choses que Zack était loin d’imaginer. Quoique… Bref, joli bois. Bien taillé, bien verni, quelques nœuds ici et là. Agréable au toucher, un peu moins à la vue, une odeur intéressante… Peut-être le parfum de Mademoiselle. Elle ne se trouvait pas bien loin de lui. Observant les alentours les yeux dans le vague.

*Encore en train de farfouiller son âme à la recherche de réponse dont elle ignore les questions…*

Cela ne faisait pas deux jours qu’il la connaissait et il avait déjà réussi à passer pour quelqu’un de plus étrange qu’étrange. Il est vrai qu’il avait certain talent pour soulever la fameuse question qui se cache au fin fond de l’âme de chacun. A ses périls, quelques fois. Le navigateur sortit de ses pensées aussi rapidement que le chapeau d’un des matelots lui arriva sur le visage. Il l’esquiva de justesse et reprit ses esprits. La pluie l’empêchait de voir correctement ce qui se passait au devant. Ses yeux étaient la vigie. Qu’il ne connaissait pas encore suffisamment pour compter uniquement dessus d’ailleurs. Il allait devoir utiliser le même système qu’un vieux pirate lui avait montré il y’a quelques années puisque le soit disant « guetteur » n’avait pas encore repéré le magnifique caillou qui se profilait devant eux. En même temps, Zack connaissait assez bien cette région maritime, c’était donc peut-être son savoir qui avait prit le pas sur son sens visuel, lui faisant voir la forme avant qu’elle n’apparaisse réellement. Ah, ça y est, il l’a vu. Port-Royal. Le barreur sourit, s’étonnant presque lui-même.

- Je voudrais que nous nous arrêtions-là un moment.

Une voix féminine. A la fois douce et ferme, à la fois mélodieuse et sèche. Suivit d’une question qui ne l’était que pour la forme puisque Zack sentit parfaitement que la jolie Capitaine espérait une seule réponse.

- Nous le pouvons, n'est-ce pas ?

Evidemment qu’il le pouvait mais c’était assez dangereux. Ils étaient, légèrement, droit dans la ligne de mire du fort... Il se retint de sourire sous peine de la vexer. Il la savait excitée et il y avait, visiblement, autre chose. Autre chose qu’il ignorait d’un bout à l’autre.

" Oui Mademoiselle mon Capitaine, nous le pouvons mais je pense qu’il serait plus judicieux de nous éloigner de la vue du fort. Si, pour des raisons diverses, nous devons quitter l’île précipitamment, il serait ennuyeux de se faire couler avant même de lever l’ancre à cause d’une erreur aussi idiote… Sauf votre respect. Je vous propose donc, de voguer encore quelques minutes jusqu’à atteindre la falaise que nous apercevons là-bas, elle nous protègera des tirs destructeurs des quelques pièces de métal jonchant les abords du chemin de ronde du fort. Il nous suffira de rejoindre le port en chaloupe. Cela nous musclera. "

Il avait gardé son petit sourire tout le long de sa réponse. Afin que Charlotte ne sois pas outrée par la mention de "l’erreur aussi idiote". Elle avait, visiblement, plus qu’envie de poser le pied sur la terre ferme. Zack manoeuvra le navire comme il l’avait conseillé puis, une fois l’ancre enfoncée dans le sable. Il fit préparer une barque pour la jeune femme et ceux qui voudrait l’accompagner. Ceci fait, il finit quelques petites affaires tout en attendant le choix du Capitaine sur les "gardes du corps" qui iraient avec elle fouler le sol de la baie.

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Charlotte de Berry
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Dim 19 Oct - 22:46

[Vous serez fouetté en place publique, très cher !...^^']



    L' erreur aussi idiote dont elle fut accusée par son compagnon parut lui glisser dessus sans lui faire le moindre effet. Elle ne l'écoutait pas.
    Ses pensées étaient ailleurs, très loin, trop loin. Elle avait toujours eu le sentiment de n'être jamais au bon endroit au bon moment, et il lui semblait qu'elle recherchait ce lieu mystérieux sans se rendre compte qu'elle ne le trouverait pas. Bien sûr, elle ne cherchait pas à analyser cette idée de vague mal-être. Elle n'en avait pas le temps, pas la patience, ni même l'envie réelle. Les choses devaient aller vite, pour que les déceptions n'aient pas le temps d'aller trop profondément dans son âme. C'est comme cela qu'elle entendait vivre : sans souffrance mais sans douceur non plus. Ne pas aller au bout des choses ne pouvait donc que lui convenir, et cela faisait tout le caractère instable de la jeune femme. Tout son charme, aussi ? Je ne sais, lecteur. Avoir affaire à quelqu'un qui cherche l'absolu en ne voulant surtout pas en sentir la morsure peut être troublant...

    - Oui, oui, nous ferons comme vous l'avez dit...

    Monsieur Zack ne devait pas en vouloir à sa jeune capitaine, si elle n'était pas très attentive à sa leçon stratègique. D'ailleurs, elle avait entendu ce qu'il avait dit, et l'avait gardé précieusement en mémoire : ce genre de chose pourrait toujours servir mais pour le moment il avait l'air suffisament sûr de lui pour qu'elle ne se voit forcée d'y réfléchir avec trop d'application. Et puis, à présent, elle ne pensait qu'à descendre du navire. Oh ! Il ne faut pas s'y méprendre ! Une fois à terre, elle ne passera pas plus d'une heure sur ce caillou obscur, car son désir le plus ardent sera alors de retourner en mer. Quelle personne complexe que cette mademoiselle de Berry !

    Le C like Chasm s'éloigna, comme prévu, du fort -était-ce donc vraiment un fort que cette structure sombre ?- glissant silencieusement son corps brun jusqu'à l'endroit qui, visiblement, paraissait judicieux à monsieur Zack. Elle lui faisait confiance. Etrange, vous direz-vous, que d'accorder ainsi sa confiance à un jeune homme rencontré moins de quarante-huit heures auparavant ? Vous auriez sans doute raison de le penser, mais Charlotte ne cherchait jamais à connaitre le "pourquoi" des sentiments qui l'animaient, se contentant de les suivre fidèlement et avec l'application d'une passionnée. Or, il avait su la toucher -elle n'aurait sû dire comment- et cela avait été suffisant pour qu'il obtienne l'estime de la jeune femme. Leur première conversation, en effet, avait semblé plus qu'étrange à Charlotte, qui le tenait désormais pour un être presque omnicient, mais cela avait été plaisant.

    - Vous viendrez avec moi, nest-ce pas ?

    Ah ! Mademoiselle Charloltte et ses adorables "n'est-ce pas" qui sonnaient polis mais qui avaient ce petit rien insistant qui défendait son interlocuteur de la décevoir.
    Elle se souvenait parfaitement bien d'un soir où elle avait dit à son mari : "Vous êtes fatigué, n'est-ce pas ?", lui intimant ainsi d'aller se coucher et de la laisser en paix.
    Et il s'était exécuté. Encore une fois, quel manque de caractère, mais, au moins, Charlotte n'avait pas été importunée par ses récits navrants d'homme à la morne conversation et au timbre monocorde.

    N'y songeons plus, voulez-vous ? Les embruns salés qui jouaient dans les boucles épaisses de la chevelure de mademoiselle de Berry méritent davantage d'attention que les ombres fantômatiques de son passé. Elle jugea inutile de faire se déplacer monsieur Morlage (de toute manière, son caractère profondément misogyne ne faisait pas de lui un homme de bonne compagnie, pour Charlotte), et celui-ci resterait donc avec le reste de l'équipage, sur le navire. En revanche, monsieur von Herrenhaus fut invité à sortir de son coin d'ombre (les rayons de lune ne pourraient que lui faire du bien), ainsi que mademoiselle Sullivan [Comme cela, s'ils veulent se joindre à nous sur ce topic, ils le pourront sans l'ombre d'un problème ! ]. Elle aurait voulu que monsieur du Murmure reste à bord mais il dit d'un ton fermement décidé qu'il allait les accompagner, si bien que Charlote accepta sans faire d'éclat. Qu'importe, après tout : cette promenade improvisée serait amusante, à plusieurs. Deux autres matelots durent les accompagner, car Chrlotte décrèta que "sept est un bon chiffre".

    Leur périple en barque ne fut pas long, et, ainsi, la jeune femme fut plus qu'heureuse de se tenir debout sur la terre ferme, en peu de temps.

    - Comment s'appelle cet endroit ? demanda-t-elle en regardant les alentours.

    Le mystère restait entier : écouterait-elle la réponse qu'on lui donnerait ou partirait-elle sans trop attendre dans ses songes profonds ?
    Quoiqu'il en soit, elle fixait actuellemnt son regard d'onyx sur monsieur Zack, appréciant visibleme sa conversation, et l'air pour le moment assez encline à l'écouter.
    Elle avait l'air satisfait du clair de lune du scintillement de l'eau, du bruissement des arbres non loin, et du murmure du vent. Assurément elle était loin de se douer que, d'ici peu, deux autres équipages feraient un halte ces lieux...




[hj : Je suis navrée : les fautes de frappes doivent être nombreuses, même si j'ai fait mon possible pour les éliminer, mais j'ai des probèmes avec mon clavier, ce soir, et je ne sais pas comment m'en sortir...]
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Lahanïr Fourchelangue
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Mer 22 Oct - 20:57

Une foie la décision approuvé par les autres membres d'équipages , je repris la direction de ma loge . Le barreur avait repris place et orienté le navire vers Port Royal . Je me laissait emporter par mes rêves , la tête enfuis dans plusieurs couches de cousin en plume . Cette fois le sommeil ne se fit pas attendre , mes paupières s'alourdissaient , impossible de garder mes yeux ouverts . A quoi bon lutter contre une chose essentielle ? Je me laissais emporter ...

Déjà ? C'est déjà le matin ? Cela faisait longtemps que la nuit ne m'avait pas paru aussi courte ! Pfff , on peut dire ce que l'on veut , les nuits a terre sont bien plus agréable . Allé , on se lève ! Enfin ... on essaye . Ha , me voila enfin assis , assis sur mon lit . Je passe mes mains dans mes cheveux et me frotte les yeux avec enérgie . Je jette un oeil rapide autour de moi , rien n'as bougé depuis hier , le hublot est toujours ouvert , mon bureaux est toujours en désordre . Je me lève enfin avec effort , putain de vie ! Qu'es ce que je donnerai pas pour dormir un peu plus .

J'enfilais mes habits rapidement , un brun de toilette et en route vers le pont . En quelques pas je fut là ou se trouvait bon nombres de l'équipage ! Tous étaient occupés , dénouer les cordes , tendre les voiles , laver le ponts . Oui le travail ne manquer pas ici . J'avançais tranquillement quand je sentie le regards de plusieurs des miens ce poser sur moi . Qu'es ce qu'il me voulait eux ? Je les vit sourire puis l'en d'entre eux me lancer un signe de la tête .


Marins : " On peut dire qu'vous avez bien dormis , vos cheveux l'affirme ! "


Ils rirent alors aux éclats Je passai ma main dans mes cheveux , le désordre complet , j'avais sans doute oublié de me coiffer ce matin et mon équipage ne s'est pas retenu de me le faire savoir . Je regardais alors l'homme qui m'avait parlé , je le connaissait bien , c'était un bon marin ! Je lui fit a mon tour signe de la tête avant de lancer .

Lahanïr : " Tu ne pourra jamais en dire autant ... "


Le chauve rigola de plus bel ! Riant a mon tour je repris le chemin de ma cabine pour pouvoir régler ce petit problème . A l'aide d'un simple peigne , cela fut vite finis . Je pouvais enfin retourner sur le ponts et pris le chemin du pont supérieurs où m'attendais mon barreur . Nous serons a Port Royal dans moins d'une journée ...

[ Petit post désolé ]
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MessageSujet: Re: Les éclats des ombres   Aujourd'hui à 5:26

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